"Les gens vont voir des Rafales voler ou des A400M larguer des parachutistes" : l'opération Orion débarque ce dimanche en Occitanie

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  • Des premiers matériels militaires ont pris position à Sète en début de semaine.
    Des premiers matériels militaires ont pris position à Sète en début de semaine. Midi Libre - NICOLAS ZARROUK
Publié le , mis à jour
Clément Vaillat

Des milliers de militaires vont être engagés à partir de ce dimanche 26 février jusqu’au 11 mars du littoral héraultais au Tarn, dans la région Occitanie. Il s'agit d'une opération programmée depuis 2021 et qui prend une résonance particulière avec la guerre en Ukraine.

Le littoral et l’arrière-pays héraultais s’apprêtent à être le théâtre de l’opération Orion, un entraînement militaire d’une ampleur inédite depuis des décennies en France.

À partir de ce dimanche 26 février, sous réserve d’une météo propice, des milliers d’hommes seront engagés dans la région Occitanie, dont une grande partie transitera par le port de Sète, où sera installé le centre de commandement des opérations. Parachutages, avancées terrestres ou débarquements amphibies sont annoncés jusqu’au 11 mars du littoral jusqu’au département du Tarn.

Début de l’exercice militaire ORION : près de 7000 militaires en zone Sud, en mer et dans l’espace aérien jusqu’au 11 mars avec une opération aéroportée dans la région de Castres, le débarquement d’une force amphibie dans la zone de Sète et une manœuvre terrestre en Occitanie pic.twitter.com/K1aJ4TnMbK

— Armées Zone Sud (@armees_zone_sud) February 21, 2023

Le général Nicolas Le Nen, en charge de la mission affirme que l’état-major a choisi la région "pour les caractéristiques d’opérations qu’elle proposait", à savoir des zones libres propices au saut à proximité du littoral. En décembre dernier, des rencontres entre les autorités militaires et plusieurs maires de l’agglomération sétoise avaient été organisées pour préparer l’exercice.

Des régiments de l’Aveyron et du Gard

Le ministère des Armées a en effet annoncé le déploiement de deux porte-hélicoptères et leurs groupes aéronavals qui pourraient effectuer un débarquement dans le port de Sète. Le Théâtre de la Mer se mue en plateforme logistique d’où seront organisées les opérations en condition réelle d’approvisionnement ou de déploiement des différents régiments, dont la 13e demi-brigade de la Légion étrangère basée à La Cavalerie (Aveyron) ainsi que la 6e brigade légère blindée de Nîmes.

Des troupes terrestres dans le massif de la Gardiole

L’armée se dirigera en direction du massif de la Gardiole où sont stationnées depuis quelques jours des troupes terrestres.
Les déplacements au sol se poursuivront ensuite en direction du Tarn, où l’aéroport de Castres sera une base de déploiement des troupes aéroportées. Selon le général Le Nen, cet entraînement n’affectera pas la vie quotidienne des habitants, qui toutefois pourront "forcément voir des avions Rafale voler ou des A400M larguer des parachutistes".

Une ampleur jamais vue depuis 2001

O2, la deuxième phase de l’opération Orion, a débuté depuis mardi 21 février sur les terrains d’action cyber à Lyon, spatial à Toulouse et stratégique à Paris. Au total, 7 000 hommes prennent part à cet exercice d’une ampleur jamais vue depuis 2001. L’objectif premier selon l’état-major des Armées est de développer le cadre d’opération inter-armées et international sous commandement français dans le cadre d’un conflit de haute intensité.
L’aviation américaine, l’armée de terre britannique et la marine de six pays partenaires sont annoncées présents pendant les 18 jours d’O2.

7000 militaires s’apprêtent à participer à la phase d’entrée en premier #ORION23, combinant l’ensemble des capacités des armées \ud83c\uddeb\ud83c\uddf7 dans tous les milieux et champs et mettant en œuvre notre capacité de réaction rapide et d’entrée en premier sur un théâtre d’opération. pic.twitter.com/YuOoLQ884X

— Armée française - Opérations militaires (@EtatMajorFR) February 21, 2023

Arnland, un pay fictif

Durant encore trois mois, Orion se poursuivra avec une simulation de gestion de crise interministérielle avant un déploiement aérien et terrestre de 12 000 à 20 000 hommes dans la région Grand Est annoncé début mai.

"Le scénario Orion évoque deux types d’ennemis. D’une part, la milice Tantale qui sévit dans le pays d’Arnland, que nous venons aider. D’autre part, l’état Mercure, pays voisin, qui agit avec Tantale et impose à plusieurs occasions des combats de haute intensité à la coalition menée par la France", explique le ministère des Armées. Bien que prévu dès 2021, ce scénario a un écho particulier avec le premier anniversaire de la guerre en Ukraine.

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Les commentaires (17)
golgoth-125GO Il y a 1 année Le 23/02/2023 à 16:38

Pourquoi ils font çà chez nous et pas sur l'Atlantique ou dans la Manche, franchement?

monpell Il y a 1 année Le 23/02/2023 à 11:20

Le 1er titre de l'article (publié à 15h30) avant sa mise à jour (à 16h20) suite aux commentaires, ne faisait part que de Rafale larguant des parachutistes...

Orphée Il y a 1 année Le 22/02/2023 à 20:19

les râleurs ne savent même pas lire un article du midi libre correctement !! pourtant l'article est très clair.

midi libre vous devriez vous défendre afin de leur fermer leur clapet 😁