AcadémiePas de coupes dans les budgets des universités du Languedoc-Roussillon
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Les restrictions dans la fonction publique ne devraient pas toucher les universités. Le point en région :
Pas de restrictions pour l’enseignement supérieur. Ainsi, en France, les universités passent au travers des restrictions qu’impose l’Etat à sa fonction publique.
Pour preuve : cette année encore, les moyens qui leur sont attribués augmentent, insiste Christian Philip, le recteur de l’académie de Montpellier.
Au total, donc, l’Etat met pour cette année qui démarre 138 M€ supplémentaires sur l’ensemble des universités, pour leur seul fonctionnement, hors masse salariale et hors contrats de projet Etat / Région. Cela fait une hausse moyenne de 6 %. En Languedoc-Roussillon, les universités profitent évidemment de cette manne. En crédits de fonctionnement, l’université
Montpellier 1 (droit et santé) voit ses moyens s’accroître de 4,2 %, l’université Montpellier 2 (sciences et techniques) de 4,98 %, Montpellier 3 (lettres) de 4,9 %.
Enfin, l’augmentation est de 5 % pour l’université de Perpignan et de 12 % pour celle de Nîmes. A cela s’ajoutent parallèlement les investissements, dont elles continuent à bénéficier, notamment en matière de mise en sécurité : 1,56 M€ pour l’UM1, 1,85 M€ pour Nîmes.
En fait, selon Christian Philip, les universités de la région ont même été plutôt fort bien traitées. « En France, les crédits affectés au fonctionnement des universités ont cru de 19 % en moyenne (NDRL : en hausses cumulées) depuis 2007. Dans l’académie, la hausse a été de 33,1 % pour Montpellier 1, de 6,2 % pour Montpellier 2, de 30,5 % pour Montpellier 3, de 11,9 % pour Perpignan et de 28,7 % pour Nîmes… », énumère le recteur.
Motif : l’Etat fait de l’enseignement supérieur une priorité. Il compte en effet sur lui pour que la France améliore sa compétitivité. Voilà aussi pourquoi il a engagé une "refonte" de l’enseignement supérieur, avec le passage des universités à l’autonomie, aux responsabilités et compétences élargies. Dans la région, Montpellier 1 a été la première à passer à ce nouveau régime. Enfin, dernière démonstration de la volonté des pouvoirs publics d’investir sur la formation universitaire : la dépense moyenne de l’Etat par étudiant est passée de 7 210 € à 9 132 € entre 2006 et 2009.