RégionalesLa liste A gauche maintenant entre de plain-pied en campagne
Publié le 29 janvier - Orchestre de jazz, banderoles et drapeaux, saucisses-frites et autocollants NPA, PCF ou Parti de gauche en boutonnière... la liste A gauche maintenant de René Revol, Francois Liberti et David Hermet est entré, hier soir au Parc des expositions de Montpellier, de plain-pied dans la campagne.
Venus des quatre coins de la région (une bonne quinzaine d’autobus affrêtés) , plusieurs milliers de militants « ont fait leur plein de vitamine de gauche » avec les interventions de Myriam Martin (Nouveau parti anticapitaliste), Marie-George Buffet (Parti communiste) et Jean-Louis Mélenchon (Parti de gauche). Tous trois n’ont fait qu’un lorsqu’il s’est agi de promouvoir « un rassemblement de rupture face à une droite répressive et regressive »,
pour utiliser l’expression même de Marie-George Buffet.
« Le Languedoc-Roussillon est devenu l’épicentre de la recomposition de la gauche, via un accord préalable de regroupement avec Europe Ecologie pour le second tour, puis de nouvelles perspectives liées à la scission du PS sur le cas Frêche », a commenté Jean-Luc Mélenchon. L’eurodéputé qui a quitté les rangs du PS pour créer le Parti de gauche, au lendemain du congrès de Reims de novembre 2008, attend désormais de Martine Aubry « qu’en vertu des statuts du Parti socialiste elle fiche dehors les cinq fédéraux et les élus PS qui resteraient fidèles à Frêche ».
« Dès lors, avec le bloc constitué par le Front de gauche, Europe Ecologie et la liste de Mandroux, il y a de fortes chances que nous gagnions la région », a commenté Jean-Luc Mélenchon. Ce même enthousiasme a prévalu sur les lèvres de Marie-Georges Buffet, qui voit en cette coalition « une offre politique nouvelle sur des propositions audacieuses, des espoirs de changement et de réelles ruptures dans les modes de gestion à venir ». « Au second tour, nous sommes prêts à fusionner avec toutes les listes de gauche sans Frêche pour battre la droite », a ajouté la première secrétaire du PCF. Avant d’estimer que les seuls candidats autorisés à se prévaloir de convictions communistes, figurent sur la liste A gauche maintenant. Et nulle part ailleurs. Même s’il demeure réservé quant à sa participation à l’exécutif régional et trouve la réaction du PS « un peu tardive et sélective », le Nouveau parti anticapitaliste a volontiers rejoint la position officielle du PC : « Nous ne partageons pas toutes les orientations du PS, mais avec Hélène Mandroux la question de la fusion au second tour se posera. Elle ne se poserait absolument pas avec Frêche. Nous ne dérogerons pas à cette position. »