« C’est une énorme nouvelle, je suis ravi », annonçait hier soir Olivier Laban, président de la section régionale conchylicole d'Arcachon. Le ministère de l'Agriculture abandonne en effet le test sanitaire de la souris pour le remplacer par le test chimique. Une décision valable pour l’ensemble du littoral français depuis hier. Elle s’applique donc aussi à l’étang de Thau (Hérault) et à ses huîtres de Bouzigues.
Goulven Brest, président du Conseil national de la conchyliculture, explique : « Le test biologique a pour inconvénient de provoquer des résultats positifs, même en cas d'absence de toxine. Il entraînait ainsi des fermetures administratives injustifiées, notamment à Arcachon ».
Bruno Le Maire, ministre de la Pêche s'était engagé à faire appliquer
le test chimique par anticipation dès le début de 2010. Au niveau européen, la modification du test ne débutera que l’été prochain. Le premier test chimique devrait se pratiquer en France, sur le bassin d'Arcachon, le 18 janvier.
Les "tests de la souris" consistent à injecter des extraits d'huîtres à des souris pour déceler la présence éventuelle de micro-algues toxiques (dinophysis, alexandrium) pour l'homme. Si deux souris sur trois meurent dans les 24 heures, les coquillages sont interdits à la vente. Depuis 2004, ces tests avaient régulièrement provoqué des interdictions de vente d’huîtres du bassin d'Arcachon.
La France, premier producteur européen d'huîtres, compte 15.000 à 20.000 ostréiculteurs.