Les corps sans vie de Jean-Luc Lafuente et de son épouse ont été retrouvés mardi en début de soirée au domicile du mari.L’hypothèse du drame familial qui a frappé le quartier de Rochebelle à Alès, mardi soir, a été confirmée hier. « Les éléments techniques relevés par la police judiciaire et le médecin légiste ne laissent planer aucun doute sur le meurtre de l’épouse, suivi du suicide du mari », indiquait hier le parquet d’Alès.
Dans la villa située rue des Tourilles, qui était entièrement fermée à clé, les hommes de la police scientifique et du service régional de la police judiciaire, venus de Montpellier, ont trouvé les corps sans vie du couple. L’épouse avait été atteinte de deux coups de feu à la tête, l’homme étant décédé d’un coup
à la tête également. L’arme utilisée : un revolver 22 long rifle.
Les enquêteurs de l’antenne de police judiciaire de Nîmes, qui ont pris hier le relais de leurs collègues montpelliérains, sont venus au commissariat alésien procéder aux auditions de témoins. L’une des voisines de la maison aurait ainsi entendu, mardi en début d’après-midi, des éclats de voix, suivis de deux coups sourds. Puis un troisième. Mais sans penser à des coups de feu.
Dans le quartier endeuillé, hier, seuls signes du drame familial, les scellés apposés sur la porte d’entrée de la maison, et le témoignage d’une personne proche de l’épouse : des fleurs violettes dans un pot et un petit mot d’amitié.