L’entreprise prévoit la suppression de 142 emplois sur le site. Derrière les murs de la Cameron, se tenaient hier les premières discussions sur le "Plan de sauvegarde de l’emploi" (PSE). A la clef, la suppression de 142 emplois. Dehors, les pancartes de la CGT, du PCF, du NPA, de la cellule communiste de Saint-Pons, les postiers et cheminots CGT manifestent. Ils n’en démordent pas : « Le motif économique ne tient pas la route pour justifier ce plan social », répète Antoine Alarcon, délégué CGT de la Cameron. Et de s’appuyer sur un rapport de l’expertise demandée par le comité d’entreprise, dûment placardé à l’intérieur, à la vue du personnel. Hier, ils étaient une centaine aux portes de la Cameron. « Mais des salariés viennent, restent un quart d’heure,
on les informe, qu’ils sachent que nous défendrons tout le monde ! », assurent les délégués CGT.
En juin dernier, huit mois après le grand raout du cinquantième anniversaire du site de Béziers, la Cameron balançait un scud en annonçant la suppression de près de 200 emplois. A tous les niveaux : ingénieurs, cadres, techniciens, employés, ouvriers… « Le rapatriement d’activités et de 16 machines des Etats-Unis sur le site de Béziers, opérationnelles dès le second trimestre 2010, a permis de réduire le nombre de postes que nous envisagions de supprimer », explique Gérard Colom, dans sa lettre adressée au sénateur maire, Raymond Couderc, et distribuée, lundi soir, à tous les conseillers municipaux.
Du côté de la Cameron, on planche sur ce PSE, selon une procédure très réglementée. Entre juin et août, sept comités extraordinaires d’entreprises se sont tenus lors desquels la direction a présenté le plan de réorganisation et détaillé les conditions économiques. Depuis hier matin, un nouveau CE extraordinaire s’est réuni pour présenter le PSE, les conditions dans lesquelles s’opéreront les licenciements. « C’est un énorme travail qui s’étalera sur plusieurs semaines, où l’on prend en compte toutes les questions très précises des syndicats », explique Eric Schmidt, chargé de la communication. La Direction a rappelé les engagements fermes : un maximum de 142 suppressions, ne licencier personne avant le 1er décembre 2009… Mais de revenir sur ces suppressions, il n’en est jamais question.