RégioanlesHélène Mandroux soutient Eric Andrieu au poste de premier socialiste à l'élection
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Publié 7 h - Remis à jour à 16 h 15 - C’est à la fin du meeting de Jean-Claude Pérez à Carcassonne que le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, a annoncé officiellement, hier soir, son soutien à Éric Andrieu, le responsable fédéral du PS audois et candidat au poste de premier socialiste de la région.
Pour le premier magistrat montpelliérain, « Éric Andrieu est l’homme de la situation. Il est à la tête d’une des plus importantes fédérations du Languedoc-Roussillon, ce qui n’est pas négligeable quand on veut prendre la direction régionale. De plus, il a récupéré Narbonne et, bientôt, il décrochera Carcassonne. Il démontre, s’il en est encore besoin, qu’il a une véritable capacité de rassemblement et de victoire. »
Dans son élan, Hélène Mandroux n’hésite
pas à rappeler qu’elle partage « les mêmes valeurs et les mêmes convictions » avec celui qui fut le premier à affirmer, voilà quelques semaines déjà, qu’il pourrait être une alternative à Georges Frêche comme candidat aux régionales en Languedoc-Roussillon. De là à penser qu’avec ce nouveau soutien, le maire de Montpellier - qui, depuis plusieurs mois maintenant, cherche coûte que coûte à conquérir le perchoir de l’Agglomération montpelliéraine -, veut affirmer sa détermination à mener bataille face à Georges Frêche, il n’y a qu’un pas que celle-ci ne veut surtout pas franchir.
« C’est la militante socialiste qui parle. Je me détermine par rapport à la personnalité d’Éric Andrieu et non par rapport au président de la Région. » Seulement, en soutenant Éric Andrieu au détriment du frêchiste Alain Bertrand, Hélène Mandroux sait très bien qu’elle met un peu plus la pression sur Georges Frêche qui, avec un Éric Andrieu devenu premier patron socialiste de la Région, pourrait voir ses marges de manœuvres politiques bousculées. Et ne pas trouver forcément le soutien attendu du côté de la rue Solférino. Mais, pour l’heure, la seule certitude est que dans la famille socialiste languedocienne, deux clans s’affrontent : les pro et les anti-Frêche. Même si ce n’est pas aussi clairement dit !
Réaction positive d'André Vezinhet
"Je suis ravi de voir Hélène Mandroux me rejoindre dans le soutien que j'apporte à Eric Andrieu (...) Nous avons travaillé ensemble, il est l'homme des contrats territoriaux, il a tout mon soutien. Alain Bertrand n'a pas respecté la consigne de silence que nous avait donné Martine Aubry. Elle a dit qu'il n'était absolument pas question que Georges Frêche conduise la liste socialiste aux régionales. Un article précise qu'il faut être à jour de ses cotisations depuis trois ans. La messe est dite. Martine Aubry a été très ferme. Si Alain Bertrand a laissé entendre le contraire, il a menti."