Fondée à Nîmes en 1984, cette société épaule, sur le plan informatique, 2 500 communes. Rencontre avec son directeur général, Philippe Mayol.
Comment est née Némausic ? En juin 1984, M. Droz, fonctionnaire et ingénieur informaticien, et Mme Debarbat, créaient, rue de Saint-Gilles, Némausic, surfant sur la vague de la micro-informatique, alors arrivée à maturité. Leur idée ? Equiper sur le plan informatique les petites et moyennes communes, de moins de 30 000 habitants. A l’époque, en France, quarante sociétés évoluaient sur ce marché spécifique : nous ne sommes plus que quatre aujourd’hui… La croissance a été importante les quinze premières années. Puis nous avons intégré un groupe européen, GFI progiciels, en conservant notre marque d’entreprise.
Aujourd’hui, nous sommes cinquante-sept collaborateurs, dont quarante travaillent au siège social de Nîmes, dans l’ancienne zone franche Roberval.
Quels services proposez-vous aux collectivités ? Nous concevons, éditons, assurons la maintenance, de logiciels spécifiques permettant la gestion des finances, des ressources humaines, des élections politiques, des services techniques, des facturations, de la maîtrise du courrier… Les centres de télémaintenance et de formation sont situés à Nîmes.
Qui sont vos clients ? Deux mille cinq cents mairies, communautés de communes, dont certaines nous sont fidèles depuis vingt-cinq ans, provenant de la France entière, grâce à nos agences régionales : dans le Gard, on peut citer Manduel, Milhaud, Bellegarde, Saint-Gilles, mais aussi Sénéchas ou Bonnevaux (70 habitants). On demande aux toutes petites collectivités beaucoup de polyvalence, et les outils informatiques leur sont indispensables. Elles ont su s’adapter, ces dernières années, à d’énormes changements.
Vos projets ? Une nouvelle gamme de logiciels intégrant les dernières technologies liées à internet avec la dématérialisation au cœur des applications : désormais on peut réduire le papier, voire le supprimer, jusqu’au certificat électronique remplaçant la signature des élus. Sur le plan environnemental, les collectivités sont censées donner l’exemple.
Votre secteur connaît-il la crise ? Nous restons vigilants, mais nous sommes actuellement dans une logique d’augmentation des effectifs avec l’embauche de deux nouveaux salariés.