Mis à jour à 15 h 25. Le Comité médical international de Lourdes vient d'annoncer cinq cas de guérisons remarquables survenues à la suite de pèlerinages. Plusieurs dossiers étudiés depuis 2004 ont permis aux membres du Cmil de sélectionner cinq cas de personnes atteintes de diverses pathologies et âgées de 40 à 69 ans. "Ces cas ont fait l'objet d'un diagnostic approfondi. Ces guérisons ont été accompagnées de transformation spirituelle évidente", a indiqué le professeur François-Bernard Michel, qui préside le comité composé d'un vingtaine de membres. Les cas de guérisons remarquables répondent à quatre critères portant notamment sur l'observation clinique, avec l'examen de dossiers par des experts internationaux, sur des faits
remarquables accompagnant l'évolution de la maladie. Une "véritable démarche de foi" associée à la guérison est également nécessaire à l'inscription au rang de guérisons remarquables.
L'un des cas concerne une femme actuellement âgée de 40 ans et "au départ incroyante", atteinte de sclérose en plaques depuis avril 1993. "Le 20 mai 2004, lors d'un pèlerinage à Lourdes suscité par une amie (...) a constaté subitement aux piscines la disparition de l'impotence de ses membres inférieurs et des autres symptômes", indique le Cmil. "Il n'est pas question pour ces cinq cas de reconnaître des miracles au rabais", a souligné le Pr Michel pour qui cependant "il ne faut pas que l'arbre des miracles ne cache la forêt des guérisons".
Avant l'annonce de ces guérisons remarquables, 67 cas de guérisons miraculeuses avaient été reconnus par l'Eglise catholique depuis la création en 1883 du Bureau médical de Lourdes, chargé de recevoir les déclarations de guérisons et de les authentifier.
Depuis son ouverture, le Bureau médical de Lourdes a enregistré plus de 7 000 déclarations de guérisons spontanées, mais seules 67 ont vu leur caractère miraculeux reconnu au terme d'un long processus d'enquête. Toutes les preuves médicales doivent être réunies pour attester de la guérison définitive. Celles-ci sont présentées à un Comité médical international, composé d'une vingtaine d'experts médicaux, qui se réunit une fois l'an.
La reconnaissance d'un miracle relève ensuite de l'Eglise. "C'est l'évêque du diocèse de la personne demandant la reconnaissance d'une guérison" en miracle, a conclu le Pr Michel.