Édition du mercredi 19 novembre 2008 Fusillade de CarcassonneLe tireur bientôt renvoyé à la vie civile ?
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Le sergent qui avait fait 17 blessés lors d'une journée portes ouvertes dans une caserne de Carcassonne en tirant par erreur à balles réelles le 29 juin, a comparu mercredi devant un conseil d'enquête militaire en vue d'une sanction disciplinaire.
Le sergent Nicolas Vizioz risque « d'être renvoyé à la vie civile » par le chef d'état-major de l'armée de terre, sur avis du conseil d'enquête militaire, composé de trois officiers et deux sous-officiers, a précisé un porte-parole du 3e régiment de parachutiste
d'infanterie de marine (RPIMa). Le militaire, suspendu au lendemain de l'accident, est par ailleurs mis en examen devant la justice civile pour
italic;">« blessures involontaires » et encourt trois ans d'emprisonnement.
Le sergent Vizioz, 28 ans, s'expliquait mercredi devant ses pairs pour
« manquements aux règles et usages militaires liés à la sécurité ». Il était assisté de son avocat Me Jean-Robert Nguyen-Phung, son défenseur dans l'instruction judiciaire en cours.
A l'issue de l'audience les membres du conseil d'enquête devaient voter à bulletins secrets sur la sanction à recommander au chef d'état-major, qui a été mandaté par le ministre de la Défense Hervé Morin pour statuer. Leur avis ne sera pas communiqué à la défense. La sanction pourra aller jusqu'à la
« résiliation des cadres de l'armée ».
Dix-sept personnes, parmi lesquelles plusieurs enfants, avaient étés blessées par balles en assistant à une démonstration publique du 3e RPIMa. Le ministre de la Défense Hervé Morin avait fait état le 6 juillet de
« dysfonctionnements sur les conditions de délivrance et de contrôle des munitions ».L'autorité militaire a déjà pris des sanctions disciplinaires dans cette affaire contre cinq officiers en leur infligeant des peines de suspension avec mise aux arrêts.