« Un mélange d'Indiana Jones, de Léo Ferré et de Garcimore mais en moins mort. » Le portrait de Bernard Lavilliers brossé par les Fatals Picards, dans la chanson qui porte son nom, n'est pas forcément très ressemblant mais, l'air de rien, il traduit une réalité : le chanteur voyageur stéphanois, qui se produit mercredi 21 mai au Zénith de Montpellier, est un monument, et l'inventeur de la chanson altermondialiste bien avant Manu Chao (qui lui aussi a été le sujet d'une chanson mais c'est une autre histoire). Statufié mais pas minéralisé, Bernard Lavilliers, 62 ans, a toujours la bougeotte, tant artistique que physique. Ainsi, son nouvel album (son 19e en studio),
Samedi soir à Beyrouth, jette-t-il un superbe pont de lianes humanistes entre Kingston et Memphis, entre reggae et soul, et d'une certaine manière entre le corps et l'âme. Une nouvelle réussite pour ce bourlingueur qui n'en finit pas de transporter.
Mercredi 21 mai à 20 h 30, Zénith Sud, avenue Einstein, domaine de Grammont, Montpellier. 43,40 €. 04 67 92 23 53.