ACCUEIL > ACTU > Monde

Monde

Page de démarrage Ajouter aux Favoris Flux RSS
Édition du vendredi 9 mai 2008
DR

AFP

Liban: les combattants de l'oppostion paradent dans les rues de Beyrouth

Tirs de joie et défilés de victoire, les combattants de l'opposition menée par le puissant Hezbollah paradaient vendredi, à moto ou entassés dans des jeeps, dans les quartiers déserts de l'ouest de Beyrouth.

Au son de rafales tirées en l'air, en signe de joie, les miliciens chiites sillonnaient les rues vidées de leurs habitants pour célébrer la prise de contrôle de quartiers sunnites, à l'issue de trois jours de combats meurtriers contre des partisans de la majorité.

Certains prenaient la pose pour des photos sur leurs téléphones portables alors que de rares habitants de ces quartiers se hasardaient dehors.

"Beyrouth est tombé par la force mais n'est pas tombée dans son esprit ni politiquement", affirme Joanna, habitante de l'ouest de la capitale, restée cloîtrée chez

elle durant toute la journée de vendredi, les rues grouillant d'hommes armés.

Le Hezbollah a chassé vendredi après 48 heures de violents combats ses rivaux de quartiers entiers de l'ouest de Beyrouth et a forcé, sous le coup de menaces, les médias appartenant à la famille de Saad Hariri à fermer.

"C'est relativement calme maintenant. Quelques magasins ont ouvert à nouveau. C'est mieux qu'avant, au moins on ne voit plus d'hommes armés dans les rues", confie Samih, 45 ans, qui vit dans le quartier à majorité sunnite de Tarik Jdidé.

Des groupes de jeunes hommes ont fait leur apparition dans l'après-midi aux coins de rues, sans arme apparente, quand les combats se sont tus. Ils arrêtaient des hommes en civil et les livraient à l'armée dans ce quartier.

Samih estime que les patrouilles de l'armée qui passent désormais dans les rues de l'ouest, ne sont "pas suffisantes pour convaincre la population que c'est terminé".

L'armée libanaise, traditionnellement chargée au Liban du maintien de l'ordre, et les forces anti-émeutes, équipées de chars, patrouillaient les quartiers.

Elle est également déployée en force pour protéger certaines institutions et les lieux de résidence des dirigeants de la majorité Saad Hariri et Walid Joumblatt à Beyrouth.

Abou Khalil vit dans le quartier de la Corniche al Mazra, théâtre de violents affrontements depuis mercredi. "J'ai vécu la guerre civile, et comme d'habitude, dès qu'un camp a des revendications, ses partisans prennent la rue avec des armes", dit-il.

Alors qu'un calme inquiétant s'installait vendredi après-midi, des équipes de nettoyage commençaient à déblayer les rues jonchées d'éclats de vitres ou de fenêtres amassés depuis le début des affrontements mercredi, quand un appel à la grève avait dégénéré.

Auparavant, une longue nuit de combats à l'arme automatique et aux roquettes RPG avait causé la mort de onze personnes. L'armée libanaise n'était pas intervenue dans ces affrontements entre militants chiites et partisans de la majorité, soutenue par l'occident.

Envoyer Imprimer si besoin Agrandir le texte Réduire le texte

réagissez à cet article






Dans la meme rubrique



Recherche :

EVENEMENTS
la question du jour
Bars et voitures : est-il nécessaire de généraliser les éthylotests ?

 Oui
 Non
 Sans opinion

dernieres depeches

Economie régionale
services
videos
BLOGS DE LA REDACTION
BLOGS DES INVITES
temps forts
votre journal en pdf
Articles les plus lus
Recette du jour
edito
bons plans
Recherche commune


Recherche sport


SUPPLEMENTS
A commander en ligne !
A commander en ligne !
DE VOUS A NOUS

LES SITES DU GROUPE