TransportsLa ligne TGV qui ne doit pas échapper aux Languedociens
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Les deux projets de lignes ferroviaires en Languedoc-Roussillon, le contournement de Nîmes et Montpellier et la liaison Montpellier-Perpignan, se caractérisent par la lenteur de leur réalisation. Les travaux du premier tronçon devraient commencer en 2011 et s’achever fin 2013. En revanche, la liaison Montpellier-Perpignan, conçue en 1995 comme une ligne à grande vitesse pour les seuls voyageurs, est entièrement remis à plat. La DUP (déclaration d’utilité publique) est prévue pour 2015 avec une mise en service pour 2020 ! D’ici là, il faut fixer le tracé et l’usage : fret seul, fret et un peu de voyageurs, voyageurs et un peu de fret, voyageurs seuls ? Les débats vont commencer
dès mai ou juin. Puis il faudra penser financement.
Georges Frêche, président de la Région, défend ce projet de TGV qu’il considère comme un des éléments essentiels de développement pour le Languedoc-Roussillon. « La Région garantit globalement 270 M€ » annonce-t-il. « La seule condition c’est que le barreau Montpellier-Perpignan soit inscrit à l’ordre du jour du Comité interministériel d’aménagement du territoire (CIAT) dont il a été retiré par Jean-Pierre Raffarin, voici huit ans. On doit, absolument l’inscrire. On m’avait dit que cela devait se faire avant les municipales et l’on traîne, depuis. Un nouveau Ciat est prévu avant l’été, on verra… » Georges Frêche craint que d’autres dossiers, comme l’extension de la ligne Atlantique, passent encore une fois devant le projet languedocien. Il a écrit au Premier ministre, au ministre Borloo, à tous les parlementaires de notre région. « C’est mon appel à l’union sacrée, en faveur de l’intérêt général de notre région. ».
Le dossier complet et l’interview de Georges Frêche, à lire demain dans Midi Libre