« Dans chacune de ces quatre familles, nous établissons des scénarios sur le tracé et les gares pour préparer le débat public », explique Edouard Parant, chef du projet Montpellier-Perpignan à Réseau Ferré de France. Un long chemin attend cet ingénieur qui fut un des inventeurs... du béton à microfibres d'acier, qui a servi pour la voûte de la gare de péage du viaduc de Millau.
Pour Montpellier-Perpignan, on en est donc aux études préalables du débat public. Ensuite, il faudra que le gouvernement inscrive le projet dans son agenda (prochain CIADT). Si tel est le cas, sera saisie la Commission nationale du débat public, qui a 18 mois pour dire si un
débat est nécessaire. Le débat prendra ensuite 4 mois.
La bureaucratie française prévoit - une fois que le débat public aura choisi un tracé -, une phase d'études préliminaires, puis la publication d'un avant-projet sommaire, avant le lancement d'une enquête préalable à la déclaration d'utilité publique .
Une fois accordée la Déclaration d'utilité publique, poursuivant son calvaire, le projet passe au stade des études détaillées, des acquisitions foncières et, enfin, des travaux.
Auparavant, tout le monde s'est activé à trouver des financements, d'abord pour les avant-projets, puis pour les travaux, avec l'inquiétude de passer derrière les autres nombreux TGV français que soutiennent activement les régions concernées ! On sait construire en France une ligne de 150 km en un peu plus de 4 ans. Mais on est incapable de boucler son projet en moins de dix ans...