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Édition du mercredi 14 novembre 2007
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Dans l'Hérault, la ligne à grande vitesse, c’est pour 2013

Imaginez, vous êtes en 2013. Vous roulez à bord d'un TGV qui vous ramène de Paris. Vous souhaitez rentrer à Montpellier. Après un premier échangeur à Manduel, à l'est de Nîmes, vous empruntez la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV). Pour un terminus en gare de Montpellier, vous serez dirigé à hauteur de Saint-Brès et vous emprunterez la ligne actuelle. Si le train contient des marchandises ou qu'il n'a pas vocation à s'arrêter à Montpellier, il filera à 350 km/h de moyenne, sans s'arrêter, vers la frontière espagnole.

Cette nouvelle ligne LGV, qui va contourner Nîmes et Montpellier par le sud, va coûter la bagatelle de 1,4 milliard d'euros.
Elle va nécessiter la construction d'une trentaine de ponts dans l'Hérault.

Un chantier colossal sur lequel l'État vient de livrer ses engagements et des cartes précises. Avec une parole donnée sur deux points majeurs. D'abord sur le respect de l'environnement, l'eau, la faune et la flore, l'aménagement et l'urbanisme, l'agriculture, les nuisances de toutes sortes (bruit, paysage, conservation des patrimoines culturel, touristique et de loisirs), le choix des matériaux utilisés et l'usage des remblais.

Mais l'État s'engage également sur des mesures spécifiques et localisées. Il s'agit de réduire les impacts liés au passage de cette ligne qui nécessite, en moyenne, 70 m de large d'emprise foncière.

De Villeneuve-lès-Maguelone à Lattes, première partie de notre dossier en trois volets qui nous conduira jusqu'au Vidourle, à la frontière du Gard, la problématique est essentiellement hydraulique.

La traversée de la zone inondable de la Mosson, du Lantissargues, du Lez surtout et de la Lironde est un problème aussi majeur que coûteux. Facteur essentiel qui vise à ce que la future LGV n'aggrave pas les risques d'inondation.

De la même façon, il faudra protéger le captage en eau potable du karst de la Jasse-de- Maurin qui sert à alimenter de nombreux foyers.

La traversée des garrigues du mas Manier, juste à côté, pose le problème de la présence d'espèces végétales. Les plants de Gagée, de Granatelli et d'ail de Petit Moly seront épargnés.

Si le doublement de l'A 9 se fait, le jumelage aura lieu au nord du château de La Mogère. Mais le monument historique sera préservé. Tout comme le vignoble AOC Côteaux du Languedoc-Méjanelle. Dans tout ce secteur, le prélèvement foncier et le dépôt de matériaux seront proscrits.

Yannick POVILLON




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