Qui l'eût-dit tout de même? Qui eût dit que Georges Frêche, Médicis montpelliérain, protecteur de la musique et des arts, s'attirerait un jour une pétition paraphée par 1800 intellectuels et écrivains français et que signeraient contre lui Jacques Derrida, Philippe Sollers ou François Maspero? C'est pourtant ce qui arriva lorsque le nouveau président de Région passa à la tronçonneuse le Centre régional des Lettres, dont l'éditeur Fred Joly fut le défenseur, seule institution culturelle crédible de l'ère Blanc. Ce n'était qu'un début. La nouvelle répartition des budgets culturels qui faisait passer à la trappe des manifestations aussi incontestables que l'été lodévois ou Visa, la grande manifestation du photo- journalisme à Perpignan, valut à Georges Frêche une année houleuse. Stand «parallèle»
des éditeurs régionaux au Salon du Livre, déclarations venimeuses du ministre de la Culture comparant Georges Frêche au maire FN d'Orange, tout y passa. Les choses se sont un peu calmées mais quels durs débuts...