Que reste-t-il de la Septimanie en ces lendemains de tempête? Une marque ombrelle voulue pour faire la promotion des produits régionaux, une marque ombrelle qui a, cet été, coloré en sang et or les linéaires de la grande distribution. C'est sur la marque ombrelle que tout s'achève, c'est avec elle que la fronde a commencé. Dès le début, les organisations viticoles ont traîné les pieds. Dans cette économie du vin à la recherche de nouveaux marchés, il y a longtemps que l'on investit dans la communication. Depuis 2001, les producteurs de Pays d'Oc d'abord puis les interprofessions des vins d'appellation (CIVL, CIVR) et l'Anivit (vins de pays) se sont rassemblés sous la marque commune «Sud de France». «Un identifiant fort», selon ses promoteurs, «notamment aux Etats Unis où l'on ne situe pas le
Languedoc». D'emblée les échanges avec la Région tournèrent à l'aigre: «Nous vendons du vin, pas du vent», rétorquait Gravegeal (Pays d'Oc) à Frêche dans les colonnes de Midi Libre... Et donc pas de Septimanie au salon Prowein de Düsseldorf en mars, toujours pas de Septimanie en mai à la London fair et rien encore en juin, au salon Vinexpo de Bordeaux. Seuls produits de la mer, fruits et pélardons se parèrent des couleurs sang et or. Au pays du vin, au terme d'âpres négociations, on était prêt à faire une place à Septimanie dans les visuels "Sud de France" en contrepartie d'un soutien financier mais que reste-t-il de ce consensus juste ébauché?