Livres scolaires : Ratés et malheurs de la gratuité
Une généreuse idée qui attire la scoumoune. La gratuité des livres scolaires, promesse majeure, inscrite dans le programme du candidat Frêche, est très vite égratignée, une fois l'élu en poste. Par les fédérations de parents d'élèves, toutes sensibilités confondues, autant la PEEP que la FCPE. Sur le papier, pourtant, tout le monde acquiesce: 150€ sont dépensés par lycéen au seul titre des livres scolaires et la mesure se met progressivement en place. Mais c'est ailleurs que le bât blesse: la généreuse idée sonne la fin des bourses aux livres qu'organisent les fédérations de parents d'élèves. Or, c'est aussi pour elles, au-delà le travail que ces ventes représentent, une manière de recruter de nouveaux adhérents. D'où quelques problèmes au début de la mesure. Depuis, pas de chance: à cause
d'un litige entre l'un des libraires retenus et le groupe Hachette, 14000 lycéens sont privés de livres. La situation est désormais réglée. Mais la Région, pas en cause, a néanmoins dû se justifier.