Jacques Blanc : « Georges Frêche enferme la région dans le passé »
Jacques Blanc ne saisit toujours pas pourquoi la dénomination Languedoc-Roussillon ne sied pas à son adversaire de toujours. Et le voilà qui s'inquiète du coût de la promotion : « Les spécialistes de la question estiment que créer une marque et l'établir mondialement coûte à peu près 100 millions d'euros sur dix à quinze ans ! Ces chiffres ne semblent pas impressionner le président de Région. Depuis le début de la saison, on assiste à un véritable matraquage publicitaire visant à faire connaître ce nom. Contrairement à la politique de transparence prônée, c'est l'opacité la plus totale », regrette-t-il.
Les conséquences économiques et commerciales de ce qu'il appelle « l'ombrelle septimaniaque » mettent Jacques Blanc dans tous ses états : « Frêche enferme cette région et ses habitants
dans le passé. Il a préféré casser l'existant, par pur souci idéologique ». Les élus de l'UMP déplorent « l'absence de débat sur l'essentiel à la Région, qu'il s'agisse d'aborder les pôles de compétitivité ou la viticulture ».
Sur ce dernier point, Blanc ne peut guère s'empêcher d'en remettre une couche : « A l'heure où la viticulture traverse une nouvelle crise, il faudrait mobiliser les forces de la recherche jusqu'à l'export. Et ne pas se contenter de dire : "Vous aurez des sous, si vous mettez Septimanie sur les bouteilles" ».