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Édition du lundi 19 septembre 2005

DES DÉPENSES QUI FONT DÉBAT

Pour moi, ce terme de Septimanie ne représente rien alors que le Languedoc-Roussillon, entité géographique et économique depuis des siècles, est la terre de mes ancêtres, de mes parents et celle où je suis née, ainsi que mes enfants. Je ne peux donc accepter le terme de "Septimanie" que l'on veut nous imposer et qui, aux dires du président de Région, ne représenterait qu'une "marque". Tout ceci a engendré, du fait de la volonté de ce dernier, qui a toujours raison et qui se réjouit par ailleurs de l'augmentation des impôts régionaux atteignant pour moi cette année 84%, de faramineuses dépenses, soit disant pour promouvoir cette marque inconnue de nombreux Français et étrangers, celles-ci étant en définitive supportées par les contribuables. Or, à l'heure actuelle, l'impôt régional est payé
par le revenu des populations propriétaires dont certains membres ont des difficultés à terminer leurs fins de mois, le taux de chômage en Languedoc-Roussillon battant également des records. S. Julia (Montpellier)

Qu'est-ce que la Septimanie pour la plupart des habitants de la Région? Rien, en tout cas pas grand-chose sinon un très lointain souvenir brumeux de leur savoir scolaire. En fait, personne ne s'identifie et ne s'intéresse à cette terminologie sinon des rats de bibliothèque. Pour nous ramener plus pragmatiquement au temps présent, il faudrait que l'actuel président de Région nous indique clairement le coût de cette opération publicitaire et qu'il nous communique les retombées économiques de cette opération marketing, puisque l'un des motifs invoqués pour justifier cette opération est justement la promotion des produits du terroir... Le président actuel semble également tenir pour quantité négligeable les "identités régionales". Quid des Languedociens et des Catalans? Pour terminer, je pense que le président de Région veut imposer SA marque, SON style. Cela n'a rien d'étonnant quand on connaît le personnage et son ego surdimensionné. J.P. Poletti (Saint-Estève, Pyrénées-Orientales)


L'appellation Languedoc-Roussillon a mis longtemps à s'imposer. Elle va magnifiquement bien à notre région, notre terroir, et n'a pas besoin de ce complément superflu. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Simone Jammot (Azille, Aude)

En dehors de toute polémique, l'actuelle campagne régionale est, pour le contribuable concerné, un matraquage qui a un coût sans autre justification qu'un mauvais règlement de comptes n'honorant pas les "septimaniaques". Bernard Gleize (Saint-Bauzille- de-Montmel, Hérault)

Ce changement de nom est totalement inutile. Il va coûter cher, à commencer par tous les changements de panneaux indicateurs qui fleurissent déjà sur nos routes à notre insu. Quel gaspillage! On voit à quoi va passer l'augmentation démesurée de nos impôts locaux cette année. A des fariboles de ce genre. M.Rorichard (Montpellier)

Le Languedoc-Roussillon fait partie de notre époque et l'on ne revient pas en arrière, surtout avec l'argent du contribuable qui a permis de développer notre belle région. Si vous reculez, alors il faut revenir au franc, et arrêter l'Europe. L'avenir se fait avec du bon sens et non avec le vocabulaire du Moyen Age. H.Girard (Le Grau-du-Roi, Gard)

Je viens avec un immense plaisir vous faire part de notre rejet complet envers cette idée farfelue de vouloir rebaptiser notre splendide région du Languedoc-Roussillon. Combien un tel délire va coûter à la région, ne serait-ce que pour étaler au grand jour ce mot qui ne veut plus rien dire? (...) Allons! Que tous ces gens qui tirent les ficelles pour notre Languedoc fassent preuve d'un peu d'intelligence et de clairvoyance, en regardant les petits, ceux pour qui un jour est insupportable car rempli de soucis et misères. M.et MmeFournier (Rimeize, Lozère)


La Septimanie, combien ça coûte? S'il est un sujet relatif au changement de nom de la région qui a suscité un abondant courrier, c'est bien celui des dépenses (abordé en détail dans notre édition de lundi). Et si l'on n'échappe pas ici à certains raccourcis simplistes ou conclusions hâtives, on relève aussi nombre de constats argumentés qui méritent attention.

On comprendrait vraiment mal la réalisation de l'idée plus que saugrenue du récent président de Région (ou de l'ancien professeur d'histoire). Ce dernier semble se vouloir ultra-moderne dans certains domaines, côté impôts et taxes notamment, mais plus rétrograde dans d'autres. Pense-t-il aux dépenses en tous genres qu'engendrerait l'exécution d'un projet à l'excentricité blâmable? De la plus petite commune jusqu'au siège de la Région en passant par les cantons et départements, je n'ose entrer dans le détail des débours tant il est déraisonnable d'en imaginer la somme. N'existe-t-il pas d'autres soucis, d'autres problèmes plus urgents et plus humains que de rebaptiser les lycées et notre région? Au moment où, confronté à maintes difficultés, tout un chacun ne pense qu'à "resserrer les écrous", certains élus, plus soucieux de leur aura que de leurs promesses électorales, plus attachés à leur idéologie qu'à la propre et saine gestion de leur budget, jouent de leur grandiloquence en éludant ou en faisant fi des problèmes évoqués plus avant. Et puis, Languedoc-Roussillon, c'est tellement "pays", c'est tellement chantant, c'est tellement coté, adapté, prisé, aimé que la "débaptiser" comme pour la réprouver ne serait vraiment qu'un gros péché d'orgueil associé à une forme de dédain. Jean-Marc Martorell (Sète)

Tout cet argent gaspillé par le LouisXIV de la région pour nous imposer ce changement. Banderoles tractées par des avions, publicités dans les journaux ou revues ou infligées aux stands de vignerons et agriculteurs, etc. Pourquoi, tant qu'il y est, ne pas changer le nom de la France en Gaule ou Paris en Lutèce? Il serait préférable de mettre ces sommes dans la réfection des digues ou autres travaux pour parer aux inondations annuelles. Je ne parle pas non plus des augmentations des impôts de la Région qui, au départ, ne devaient pas dépasser le prix d'une place de cinéma. Ras-le-bol de Frêche! Y.D. (Calvisson, Gard)





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