Même les nombreux voyages qu'il vient d'accomplir pour le compte du Sénat et du Comité des régions d'Europe ne l'ont pas détourné de l'actualité régionale. Athènes, Birmingham, Chypre... Jacques Blanc défend la feta et déboule, un peu tardivement, sur la Septimanie. N'est-il pas, pourtant, le patron régional de la droite? Il réfute la critique: «J'ai, le premier, fustigé avant l'été cette lubie de Frêche de rebaptiser la région. L'Histoire me donne raison». Et Jacques Blanc de dénoncer avec force «le fiasco de son opposant». Selon lui, rien n'a marché: «les lycées en panne, la gratuité des livres mal partie, les proviseurs traités de chiens, les pôles de compétitivité oubliés, le tourisme mal en point, la fusion des agglos de Sète et de Montpellier en échec...» Et cerise sur le gâteau, «la
folie» de la Septimanie. Jacques Blanc se dit, au passage, «très heureux de constater combien nos contitoyens sont attachés au Languedoc-Roussillon». Mais plus que tout, il met l'accent sur le comportement «terroriste» de son successeur. «Il veut imposer, trancher. Il menace, traite les gens de cons à peine il les traite... Pour Blanc, les dix-huit mois de Frêche sont une «vraie catastrophe pour la région». Et ce n'est pas le «contre-feu du rapport de la chambre régionale des comptes qui m'empêche de dormir». Sur ce plan, le sénateur lozérien entend observer la plus stricte confidentialité. Comme pour l'audit financier, il lui prédit la même issue: «un bide». Mais il reconnaît que les services de Frêche ont bien savonné la planche. «Les magistrats et nos réponses rétabliront la balance» espère-t-il.